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Le marché de l'emploi tech résiste : pourquoi les besoins en recrutement persistent

Sauf que dans les faits, selon une analyse CompTIA relayée par HR Dive, le marché de l'emploi tech reste en pleine forme: près de 600 000 postes ouverts rien qu'en août, dont 42 % de nouvelles annonces fraîches.

Le marché de l'emploi tech résiste : pourquoi les besoins en recrutement persistent

Ah, le fameux « l'IA va tous nous remplacer », hein? On nous l'a tellement vendu (et parfois si bien vendu) qu'on finirait presque par y croire. Sauf que dans les faits, selon une analyse CompTIA relayée par HR Dive, le marché de l'emploi tech reste en pleine forme: près de 600 000 postes ouverts rien qu'en août, dont 42 % de nouvelles annonces fraîches. Derrière ce chiffre, ce n'est pas une bulle — c'est une mutation. (Et on allait vraiment croire que les devs allaient finir au chômage? Allons, allons.)

Mais pourquoi ils recrutent encore si tout le monde se fait virer?

Bonne question (et non, ce n'est pas une question rhétorique, enfin si, un peu). Les entreprises ne sont plus en mode « on teste l'IA en side project »: CompTIA note qu'elles passent au déploiement réel et cherchent désormais des profils capables d'utiliser les outils IA, de gérer des workflows augmentés et de piloter des initiatives data. Traduction pour ceux qui étaient en train de scroller entre deux tickets Jira: votre job ne disparaît pas, il change de peau.

Et ce n'est pas que l'IA. Tech support, infra, gestion de projet, cybersécurité — tous ces postes dits « classiques » restent ultra demandés. Oui, la cybersécurité, ce truc qu'on traite toujours en dernier dans la refacto (allez, avouez).

Et nous, les devs PHP, dans tout ça?

C'est là que ça devient croustillant. Parce que les chiffres de Dice pour Q1 2026 sont plutôt parlants: les postes avec « AI » dans le titre ont explosé de 173 % en un an, pendant que les postes de développement logiciel pur ont baissé de 22 %. Aïe. Mais avant de paniquer et de rafraîchir son CV toutes les deux minutes sur jobsphp.fr, regardons où le marché tire vraiment: la finance et la banque affichent +47 % d'offres tech en glissement annuel, et l'ensemble du secteur tech progresse de +23 %.

Or, devinez quoi? Le PHP, c'est pas que du WordPress legacy de 2012 (même si on en a tous croisé, et maudit, ces fameux plugins « premium » qui crashent en prod). Le PHP, c'est aussi Laravel, Symfony, des stacks modernes, et surtout: des millions de sites e-commerce et de fintech qui tournent dessus. Et ces boîtes-là, elles ont besoin de devs qui maîtrisent un backend solide ET qui savent brancher une API LLM sans faire fondre le serveur.

Concrètement, on fait quoi dès lundi matin?

Première chose: on arrête de voir l'IA comme une menace existentielle et on commence à la voir comme un outil — même si c'est cliché, c'est la réalité du marché. Indeed a montré que la majorité des titres « AI-touched » aux US (63 %, pour être précis) sont en dehors de la tech pure, et beaucoup sont des postes existants simplement rebadgeisés avec un peu d'IA dedans.

Deuxième chose: on ne néglige pas les fondamentaux. Cybersécurité, infra, qualité de code, architecture — c'est ce qui fait la différence entre un dev qu'on remplace en deux semaines et un dev qu'on garde trois ans.

Troisièmement: on garde un œil sur les secteurs qui recrutent. Manufacturing, services admin, retail, finance — oui, retail, ce mot qu'on associe encore à des sites lents et buggés, mais où la demande explose pour des devs capables de tenir des plateformes à fort trafic.

Et si vous êtes en poste et que vous vous demandez si vous devez sauter le pas: posez-vous la question inverse. Est-ce que votre boîte actuelle investit dans l'IA, ou est-ce qu'elle attend que ça passe? Si c'est la deuxième option, il est peut-être temps de regarder ce qui se passe concrètement côté marché. Et là-dessus, on en reparle dans les commentaires — vous en pensez quoi, vous, de cette fameuse « IA everywhere » dans vos stacks PHP?