jobsphp

ActualitéÉcosystème PHP

Pourquoi refuser une augmentation de 20 000 € : la leçon d'un développeur

rapporte News18, un développeur de 31 ans basé à Bangalore a récemment refusé une augmentation de 20 lakhs (environ 20 000 €) qui l'aurait fait passer de 45 à 65 lakhs par an.

Pourquoi refuser une augmentation de 20 000 € : la leçon d'un développeur

L'histoire, partagée sur LinkedIn par Rohan Dhawan (fondateur de UAbility), fait grincer des dents du père du protagoniste — et elle ouvre un débat qui concerne aussi (surtout?) les devs PHP que nous sommes. Parce qu'entre la stack qui brille et le calendrier qui explose, le vrai salaire se cache parfois ailleurs.

Ce que le contrat ne dit pas

Soyons honnêtes: qui n'a jamais salivé devant une offre à six chiffres (ou son équivalent en roupies)? On imagine déjà la refacto de l'app legacy, le nouveau setup, les vacances prolongées. Sauf que ce développeur, lui, a fait le calcul inverse. Comme l'explique Dhawan, le nouveau poste impliquait quatre appels nocturnes par semaine avec une équipe US, des déplacements impossibles à refuser, une équipe quasi doublée, et des weekends « techniquement libres, mais jamais vraiment ».

Le problème, toujours selon Dhawan, ne se trouvait pas dans le contrat mais dans tout ce qui n'y figurait pas. Le calendrier n'aurait plus été le sien mais celui de douze autres personnes. Et au bout du compte, ces 20 lakhs supplémentaires seraient sortis de la poche du développeur: ses soirées, ses cinq matinées d'entraînement par semaine, ses dîners du mercredi chez ses parents. Le CV brille, mais l'humain, lui, s'use en silence.

Et chez nous, devs PHP?

On le voit défiler chaque semaine sur les boards d'offres (y compris les nôtres): des annonces mirobolantes qui promettent monts et merveilles (remote à 100 %, stack dernier cri, équipe « passionnée »), sans jamais dire à quelle fréquence l'astreinte tombe, ni combien de tickets legacy on hérite dès le premier mois. La culture du « 10 % de hike et on change de boîte » a quelque chose de rassurant pour le CV, mais aussi de profondément épuisant à la longue.

Nous, devs PHP, on n'est pas en reste: combien d'entre nous ont déjà signé pour la stack hype du moment (Laravel, Symfony, FrankenPHP qui buzze) avant de découvrir le code spaghetti sous le capot? Le miroir est cruel — mais il est utile.

Le vrai calcul à faire

Dhawan résume l'idée en une phrase qu'on devrait encadrer dans chaque repo: chaque offre d'emploi vous dit exactement combien vous serez payé, aucune ne vous dit ce que vous paierez en retour. Le développeur, qui prévoit un enfant l'an prochain avec sa femme, a tranché net: ses priorités ne sont pas négociables (et il a bien raison).

Avant de signer la prochaine offre, on pourrait se poser trois questions toutes bêtes: est-ce que mes soirées resteront miennes? Est-ce que ce weekend existe vraiment, ou c'est juste un mot dans le contrat? Est-ce que j'accepte ce job pour les bonnes raisons, ou juste parce que le chiffre est plus gros? La hype, c'est cool — mais le legacy qu'on se construit en dehors du clavier, ça compte aussi.